L’Afrique centrale s’active pour l’aboutissement des projets d’intégration

Le gouvernement congolais, en partenariat avec la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) et la Banque africaine de développement (BAD), a patronné, le 19 février 2019, la première réunion du comité d’organisation de la table-ronde des partenaires techniques et financiers pour la levée des fonds nécessaires à la réalisation de trois projets notamment la construction de la route Ouesso-Bangui-N’djaména, du pont route-rail entre Brazzaville et Kinshasa avec le prolongement du chemin de fer Kinshasa-Ilébo ainsi que la navigation sur le Fleuve Congo et ses affluents Oubangui et Sangha.

Présidée par la ministre du  Plan, de la statistique et de l’intégration régionale, Ingrid Olga Ghislaine Ebouka Babakas, en présence de son collègue des transports, de l’aviation civile et de la marine marchande, Fidèle Dimou, cette première rencontre a permis aux parties prenantes d’examiner la feuille de route de la table-ronde. Les participants ont aussi présenté le cahier du participant comprenant six points à savoir la caractérisation d’une géopolitique ; la note  conceptuelle ; le secteur des transports : enjeux et perspectives ; le projet de construction du pont route-rail  Brazzaville-Kinshasa et le prolongement du chemin de fer Kinshasa-Ilébo ; le projet de construction de la route Ouesso- Bangui-N’Djaména et les aménagements fluviaux et portuaires.

Les travaux de cette première réunion ont abouti à un compte rendu retraçant les efforts consentis par les quatre Etats concernés ( la République du Congo, la RCA, le Tchad et la République démocratique du Congo) dans les trois projets ciblés allant dans le sens de la validation de l’avant-projet détaillé de l’étude du corridor 13 (la route Ouesso- Bangui-N’Djaména et la navigation sur le Fleuve Congo, l’Oubangui et la Sangha) à l’issue de l’atelier des comités techniques mixtes qui a précédé ces assises tenu, du 14 au 18 février 2019, à Brazzaville.

Dans son allocution, la Secrétaire générale adjointe de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale, madame Marie Thérèse Chantal Mfoula, a réaffirmé la détermination de son institution de ne ménager aucun effort pour permettre l’aboutissement heureux des projets d’intégration qui lui sont confiés par ses Etats membres.

Prenant la parole à ses assises monsieur Augustin Karanga représentant de la Banque africaine de développement, chef de file des bailleurs de fonds pour le financement des projets du programme de développement des infrastructures du NEPAD et du PIDA, a souligné la satisfaction de cette institution financière des résultats atteints après trois années d’études au financement desquelles elle a contribué. Des études ponctuées par des ajustements des revues techniques.

Au nom de son collègue de l’aménagement, de l’équipement du territoire, des grands travaux, Jean Jacques Bouya, président du comité d’organisation de la table-ronde des partenaires techniques et financiers, la ministre du  Plan, de la statistique et de l’intégration régionale, Ingrid Olga Ghislaine Ebouka Babakas, se félicitant des réformes structurelles et sectorielles majeures réalisées au niveau du macroéconomique, des ressources naturelles importantes et surtout des potentialités du capital humain dont dispose la sous-région Afrique centrale. Et d’affirmer que le développement des infrastructures est essentiel à la croissance car, il permet d’améliorer la compétitivité et de faciliter l’intégration économique du continent au sein de l’économie mondiale. « La mise en œuvre de ces projets permettra de créer de nouvelles opportunités d’emplois, de promouvoir le commerce et les investissements transfrontaliers dans les domaines de l’industrie manufacturière, des grands travaux d’infrastructures, des services dont le tourisme », a renchéri la ministre Ebouka Babakas.

Ces projets ont pour objectifs l’amélioration des conditions de vie des populations vivant dans les zones d’influence des projets en facilitant l’accès aux services et aux infrastructures socioéconomiques de base, le désenclavement de ces zones, tout en prenant en compte la dynamisation des secteurs productifs et le renforcement de l’intégration régionale par l’accroissement des flux et des échanges inter états, en vue de s’ouvrir au reste du monde.

 

Longue de 1310 km dont les travaux sont évalués à 957 milliards de F CFA, la route Ouesso- Bangui-N’Djaména est repartie en trois tronçons ainsi qu’il suit :

– Tronçon au Congo long de 504 km pour un coût des travaux de 386 milliards de F CFA ;

– Tronçon en RCA 693 km pour un coût des travaux de 487 milliards de F CFA ;

– Tronçon au Tchad d’une longueur de 113 km dont les travaux sont estimés à 84 milliards de F CFA.

Cette route fait partie du corridor Pointe-Noire- Brazzaville-Bangui-N’Djaména. La section étudiée fait également partie de la route transafricaine n°3 reliant Tripoli, en Lybie, au Cap, en Afrique du Sud.

La navigation sur le Fleuve Congo et sur ses affluents Oubangui et Sangha concerne la section allant de Brazzaville/Kinshasa à Liranga ainsi que les aménagements de plusieurs nouveaux ont également fait l’objet de l’étude. Il s’agit, entre autres, l’aménagement des ports de Liranga, Bétou au Congo, Maluku, Gombé en RDC et Moungoumba en RCA ; la mise à niveau des principaux ports de Kinshasa, de Brazzaville et Impfondo, et de Bangui.

D’une portée de dix travées d’une longueur totale de 1575 ml dont les travaux sont à hauteur de 413,7 millions d’Euros hors taxes le pont route-rail entre Brazzaville et Kinshasa intègre les raccordements routiers et ferroviaires, un poste de contrôle unique frontalier, un poste de contrôle et de surveillance. Des mesures environnementales et  des expropriations sont également prises en compte.

Cette rencontre  qui est la première d’une série de réunions du comité d’organisation visant d’examiner les conditions et les modalités d’organisation de la table-ronde des partenaires techniques et financiers qui aura lieu en juin prochain à Brazzaville, a connu également la participation des experts du CTM et du Bureau d’études CIMA.

 

 

 

 

 

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