Le président du Comité national d’organisation de la 5ème édition du Forum Investir en Afrique s’est prêté à Congo Presse Club

La République du Congo s’active à abriter la 5ème édition du Forum Investir en Afrique. En vue de tout savoir sur l’évènement, le président du Comité national d’organisation dudit forum, le ministre Jean Jacques BOUYA s’est prêté au jeu de questions-réponses à l’émission Congo Presse Club.

Bref, tous les détails sur l’historique, l’organisation, les intervenants, les objectifs ainsi que les attentes de ce forum dit de Brazzaville 2019, ont été passés au peigne fin.

En effet, le Forum Investir en Afrique (FIA) a été institué en 2015, en tant que plate-forme internationale pour promouvoir la coopération multilatérale et les opportunités d’investissement en Afrique.

Il rassemble chaque année plusieurs parties prenantes, notamment, des représentants des secteurs privé et public de Chine et d’Afrique, des institutions internationales et régionales, des partenaires au développement et des groupes de réflexion pour approfondir le dialogue sur les politiques de développement. Le FIA rassemblera cette année près de 400 représentants des secteurs privé et public de Chine, d’Afrique et du reste du monde.

Il s’agit de partager les expériences et discuter des opportunités d’affaires afin de soutenir les investissements et le développement durable sur le continent africain.

Le FIA se tient une fois par an, de façon alternée entre l’Afrique et la Chine.

La première édition a eu lieu à Addis-Abeba, en Ethiopie, en 2015 ; la deuxième à Guangzhou dans la province du Guangdong, en Chine, en 2016; la troisième  à Dakar, au Sénégal, en 2017; la quatrième édition à Changsha, dans la province du Hunan, en Chine, en 2018; enfin, la cinquième édition se tient dans quelques jours, à Brazzaville, en République du Congo.

Répondant aux questions des journalistes sur le bilan  des quatre précédentes éditions et des leçons à en tirer, le ministre Jean Jacques BOUYA, a fait savoir que les quatre premières éditions du Forum ont démontré que la coopération entre l’Afrique, la Chine et le reste du monde est mutuellement bénéfique et soutient les stratégies de développement des pays. D’où la nécessité de consolider cette dynamique en s’assurant, d’une part, que la participation au forum est de qualité et, d’autre part, que les thématiques abordées correspondent bien aux priorités de développement de l’Afrique et de ses partenaires.

Abordant la question sur la spécificité ou la valeur ajoutée du FIA par rapport aux éditions antérieures, le ministre Jean Jacques BOUYA pense que sa spécificité réside dans son thème principal: « Tirer parti des partenariats pour promouvoir la diversification économique et la création d’emplois dans les économies africaines« .

A travers cette thématique, les participants auront l’occasion de partager des expériences pertinentes en matière de mobilisation des investissements du secteur privé, parallèlement aux efforts déployés par le secteur public pour stimuler l’activité économique et la création d’emplois. La diversification des économies africaines et la création d’emplois sont cruciales pour l’avenir du continent.

Le président du comité national d’organisation de ce forum a évoqué, en outre, l’aspect organisationnel de l’évènement et son financement. Il sied de souligner que les rôles et les responsabilités de chaque partenaire pour cette édition ont été définis, au travers d’un cahier des charges détaillé et établi avec les autorités congolaises, au cours des réunions et missions préliminaires conjointes organisées en Chine, aux USA et au Congo par les trois parties.

En ce qui concerne le Groupe de la Banque mondiale, son appui consiste notamment à mettre à la disposition du Forum et des participants son expertise  en matière de thématiques et problématiques y afférentes. Question pour elle de partager son  expérience planétaire. Les thèmes choisis sont en général en relation avec l’amélioration du climat des affaires, la promotion des meilleures pratiques industrielles et des investissements nécessaires pour le développement de l’Afrique.

La participation au FIA est uniquement sur invitation. Le secteur privé est la clé d’une croissance accélérée et inclusive. Il s’emploie à apporter son expertise technique et ses solutions financières innovantes pour favoriser des investissements privés à fort impact et réduire au maximum la dette publique, surtout dans les environnements fragiles et en conflit.

Compte tenu des enjeux du Forum, les organisateurs veillent à s’assurer que la participation soit effective et de très grande qualité.

« le FIA est sélectif et exigeant dans les invitations, afin d’avoir des participants capables de contribuer à approfondir le dialogue sur les politiques de développement, partager les expériences et discuter des opportunités d’affaires pour  soutenir les investissements et le développement durable sur le continent » a fait savoir le président du Comité national d’organisation.

La présence de chefs d’Etat est la preuve de l’appropriation du Forum et de l’importance que les plus hautes autorités africaines accordent au développement socio-économique du continent. Cela montre également que les thèmes abordés par les FIA répondent aux plus grandes priorités du continent.

C’est une occasion unique de réseautage et de création de partenariats à court, moyen et long terme dont les opérateurs privés doivent pouvoir pleinement profiter. « Le FIA offre ainsi des opportunités d’investissements entre les entreprises non africaines et africaines, ainsi qu’entre les entreprises non africaines et les gouvernements africains par le biais de partenariats publics-privés (PPP) viables et bien structurés », a-t-il notifié.

Parlant des résultats de ces assises, le président du Comité national d’organisation de la 5ème édition du FIA a laissé entendre que le premier résultat attendu est d’abord la participation ; que les 400 invités attendus répondent effectivement présents, que les débats soient de qualité ; qu’ils permettent d’enrichir la réflexion autour des cinq piliers prioritaires identifiés à savoir  le développement du capital humain ; de l’économie numérique et de l’innovation ; des partenariats publics-privés et du climat d’investissement ; de l’industrialisation et des chaînes de valeur mondiales ainsi que des solutions intelligentes pour le climat et l’énergie. Enfin, et pas des moindres, le troisième résultat attendu, c’est bien évidemment que sur ces différentes thématiques, se nouent des partenariats concrets propres à garantir le développement économique effectif du continent africain.

Les retombées du FIA pour la République du Congo sont multiples. En accueillant les experts du monde entier et en étant, pendant deux jours, l’épicentre de la réflexion sur le développement économique de l’Afrique, la République du Congo pourra bénéficier des expériences mondiales pour lui permettre d’affiner la mise en œuvre de son plan national de développement.  Le secteur privé congolais saisira l’opportunité pour nouer des relations, en vue des investissements futurs en sa faveur, afin de créer plus d’emplois et contribuer au développement socio-économique du pays.

« Le pays peut nouer des partenariats pour ses projets de développement industriel à l’instar des ZES, des projets structurants d’infrastructures dans le domaine énergétique », a conclu le ministre Jean Jacques BOUYA. 

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