FIA 2019 : Les organisateurs satisfaits du bilan

La 5ème édition du Forum Investir en Afrique s’est tenue du 10 au 12 septembre 2019, à Brazzaville. Patronnée par le président de la République, DENIS SASSOU NGUESSO, la cérémonie d’ouverture a été auréolée de la présence de cinq (5) chefs d’Etat, notamment Félix Antoine TSISEKEDI TSHILOMBO de la République démocratique du Congo, Paul KAGAME du Rwanda, Faustin Archange TOUADERA de la République centrafricaine, Joao Manuel LOURENCO de l’Angola et Macky SALL du Sénégal.

Organisé sous le thème principal « Tirer parti des partenariats pour promouvoir la diversification économique et la création d’emplois dans les économies africaines », les chefs d’Etats et les participants à ce forum se sont satisfait du choix du thème étant donné que la diversification des économies africaines et la création d’emplois sont devenues des sujets incontournables pour les dirigeants du continent.

Tous les chefs d’Etat, qui se sont succédé à la tribune, ont plaidé, tous, pour le développement de l’Afrique dans tous les secteurs en s’appuyant surtout sur les projets intégrateurs dont le pont route-rail évoqué d’ailleurs par le président sénégalais Macky SALL.

Les travaux qui se sont éclatés en cinq piliers, à savoir le Développement du capital humain ; la Révolution numérique, l’innovation et la nouvelle économie des services ; les Partenariats public-privé (PPP) et climat des affaires ; l’Industrialisation et les chaînes de valeur mondiales ainsi que les Solutions énergétiques respectueuses du climat ont été sanctionnés, le 11 septembre 2019, par une conférence de presse.

Conférence de presse animée par le président du comité national d’organisation, le ministre Jean Jacques BOUYA et les responsables de la Banque de développement de Chine, Liu YONG et de la Banque mondiale, Jean-Christophe CARRET, Directeur pays, Afrique co-organisateurs du Forum investir en Afrique.

Face à la presse, les coorganisateurs se sont félicités du succès de la rencontre consacrée aux opportunités d’’affaires en Afrique.

L’organisation s’est aussi réjouie de la mobilisation et de la présence de six chefs d’État africains. Six cent deux participants au total ont été enregistrés, contre quatre cents attendus, dont 52% d’investisseurs privés, 35% du secteur public et 13% des partenaires multilatéraux.

« Les objectifs sont atteints, selon le comité d’organisation. Initialement prévus quatre cents (400) participants, la rencontre a pu compter plus de six cents. 52% sont venus du secteur privé, 35% du secteur public et 13% des multilatéraux. L’engouement a été manifeste et la signature de nombreux contrats entre partenaires africains et chinois en est un exemple palpable.L’heure est au bilan », a souligné d’entrée de jeux le président du comité national d’organisation, le ministre Jean Jacques BOUYA.

Répondant aux questions et multiples préoccupations, les conférenciers ont édifié l’assistance sur les objectifs du Forum, les accords signés, le niveau de niveau de mobilisation des investisseurs en faveur de l’Afrique, la Chine et l’endettement ainsi que  sur la différence entre ce forum et le Forum sur la coopération Sino-africaine (FOCAC).

« Le FIA  ne vise pas que les accords. C’est un lieu d’échanges et de débats et ces accords ne vise pas seulement le Congo qui ne bénéficie que de trois accords », a notifié le président du comité national d’organisation. Le Congo a bénéficié de trois accords sur les sept signés, notamment : la facilité de financement mise à la disposition de la Banque sino-congolaise pour l’Afrique, le contrat ferroviaire et la mécanisation de l’agriculture.

« Il ne s’agit pas de signer pour le prestige mais de voir la faisabilité et la disponibilité des financements », a estimé le ministre congolais des Grands travaux qui a du reste salué les engagements en faveur du financement des petites et moyennes entreprises (PME), susceptibles de créer de nombreux emplois, indiquant que l’expertise de la Banque mondiale est cruciale pour accompagner les PME africaines.

Le continent est prêt à accélérer son développement et qu’il faut, selon l’intervenant, l’accompagnement de ses partenaires pour mettre en œuvre ses propres priorités.

Mais l’Afrique ne peut accélérer son développement sans investir dans le capital humain, dans les infrastructures routières, énergétiques, hydroélectriques avec à la clé, la révolution numérique et la préservation de l’environnement. Tout comme les investisseurs chinois de la Banque chinoise de développement et du Fonds de développement Chine-Afrique, la Banque mondiale ont promis d’accroître les actions auprès des États en matière de diversification économique, de formation, d’infrastructure ainsi que de protection de l’environnement.

Dans le domaine du capital humain, la Banque mondiale soutient les pays africains à améliorer l’indice du capital humain, à travers le financement de la santé, l’éducation et la protection sociale, en mettant l’accent sur l’autonomisation des femmes et la valorisation des initiatives jeunes.  

Le continent s’est engagé à accroître l’intégration régionale, à tirer des opportunités offertes par la nouvelle zone de libre-échange économique continentale. Pour cela, il place son secteur privé au centre de son programme de développement économique à travers le mécanisme du partenariat public-privé (PPP). 

La nécessité de renforcer le partenariat public-privé dans tous les secteurs de développement, impliquant une volonté  des décideurs politiques en faveur de l’amélioration du climat des affaires et de la transparence dans l’octroi des marchés s’impose. Le  recours aux PPP interpelle sur le choix des investisseurs, les modalités de transfert de risque au secteur privé et l’épineuse question de l’endettement des pays qu’il faut également à prendre en compte.

La diversification des économies africaines et la création d’emplois sont cruciales pour l’avenir du continent. Alors que la plupart des économies de l’Afrique subsaharienne ont connu une croissance soutenue au cours des deux dernières décennies, l’expansion a été largement tirée par le boom des matières premières. Avec une population plus jeune et qui croît le plus rapidement au monde – qui devrait atteindre 1,3 milliard de personnes d’ici 2030 – l’Afrique doit créer un million d’emplois chaque mois pour répondre aux besoins croissants.

« Les besoins en infrastructures sont gigantesques. Il faut donc aller vers les privés et avoir des outils de financement qui soient adaptés. La Banque de développement de Chine soutient plusieurs projets en Afrique », a fait savoir Liu YONG, chef économiste à la Banque de développement de Chine.

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